Alain : "Tentons notre chance avec Véronique"

Publié le par LerrybéRit

Alain : "Tentons notre chance avec Véronique"

Alain Tanton, premier adjoint au futur ex-maire de Bourges, patron de la puissante Agglo de Bourges, part en tandem avec Véronique Fenoll de l'UMP, à l'assaut de la mairie de Bourges. Impossible de joindre Alain Tanton pour lui poser les questions auxquelles il n'a évidemment pas pu répondre lui-même.

Tanton au Modem, Tanton à l'UDI, il n'est jamais Tanton pour bien se positionner ?

En effet, j'ai quitté le Modem pour l'UDI. Qui dit que je ne quitterai pas l'UDI pour le P.S (fou rire). Sérieusement, j'ai anticipé la fusion du Modem et de l'UDI en allant directement à l'UDI. Il faut toujours anticiper en politique. La preuve : François Bayrou a rejoint l'UDI. Je l'ai précédé. Je suis un visionnaire en quelque sorte.

"Tentons notre chance", c'est ce que vous avez dit à Véronique Fenoll. C'était juste pour le jeu de mots ou vous voulez vraiment gagner la mairie ?

Le jeu de mots évidemment... (re-fou rire). Bien sûr que nous avons envie de gagner. Je rappelle d'ailleurs que dans ce tandem, c'est Véronique qui pédale. Je suis à la tête de l'Agglo qui est plus vaste et plus puissante que Bourges. Ce serait le diable si nous n'arrivions pas à chiper la mairie de Bourges aux autres prétendants ! A Véronique la mairie et à moi l'Agglo ! Agglo, agglo, agglo, agglo, il est des nô ôtres...

Que vous a dit le maire de Bourges ?

Il m'a dit, dans son bureau de la mairie, la main droite sur mon épaule gauche, "Ecoute Alain, j'ai dit à Pascal Blanc d'y aller pendant que nous jouions à Mario sur la Wii. Il m'a dit, d'accord, Serge. Si je gagne, j'y vais. Le problème c'est qu'il a gagné." Le maire de Bourges m'a expliqué qu'il n'avait qu'une parole. il n'a reculé devant rien, ni devant les difficultés d'Avaricum, ni devant celles de la Maison de la Culture. Il a ajouté : je voulais le faire à la taille, comme tu es le plus grand, tu aurais gagné.

C'est étonnant qu'un UDI se présente face à un UDI, non ?

Justement, je voudrais rétablir une vérité. Pascal Blanc qui a été un très bon collègue pendant toutes ces années fait partie de l'U.D.I. Et moi, j'ai rejoint l'U.D.I. Je ne sais pas si vous saisissez la nuance. Mais lors de la campagne, je vais très nettement insisté là-dessus. Car il y a une différence entre l'U.D.I de Pascal Blanc et mon U.D.I à moi. C'est ce qu'il faut bien expliquer à vos lecteurs. Pascal Blanc est de l'U.D.I. Tandis que je suis de l'U.D.I.

Attendez, vous allez trop vite. Donc l'U.D.I est différente de l'U.D.I ?

Oui, ça saute aux yeux. L'U.D.I que je représente est formée de trois lettres : U.D.I. Maintenant, regardez attentivement, l'autre U.D.I de Pascal Blanc. Vous voyez bien qu'elle est différente. U.D.I n'est pas U.D.I. C'est tout le problème avec la politique, c'est compliqué.

Vous dites que l'U.D.I n'est pas la même chose que l'U.D.I ?

Oui, car l'U.D.I voyez-vous à en elle U.D.I. Tandis que l'autre U.D.I, ce petit quelque chose d'U.D.I en elle lui manque. C'est toute la différence.

On a pourtant tous quelque chose en nous de l'U.D.I ?

Oui, mais plus moi que les autres. J'insiste : l'électeur doit faire la différence entre l'U.D.I et l'U.D.I.

A l'Agglo, vous avez cotoyé des personnalités. C'était Tanton avec les stars, non ?

Oui, mais j'ai toujours refusé de peopoliser ma vie politique. Question de discrétion et de principe. J'ai toujours souhaité oeuvrer pour le bien collectif, toujours avec discrétion. Par exemple, une grande entreprise va s'installer à Bourges avec des dizaines d'emplois. Ma discrétion me pousse à ne pas révéler le nom de l'entreprise, surtout à quelques semaines des élections muncipales. Cela pourrait être interprété comme un coup politique et je ne le souhaite pas, voyez-vous.

Vous remettez de l'emploi sur le territoire berruyer, vous soignez le chômage en quelque sorte. Vous êtes un panseur, Alain ?

L'emploi est le coeur de la mission de l'Agglo. Difficile de faire autrement. Bourges est une grande ville, plus grande que Vierzon,n Saint-Amand ou Aubigny. Moi, pâr exemple, je suis aussi plus grand que mes autres collègues. Je dois donner l'exemple de ma granditude. Pour l'emploi, c'est la même chose. Bourges est grande, elle doit montrer l'exemple.

Ce tandem avec Véronique Fenoll, c'est aussi pour montrer que Bourges est une ville de vélo ?

Je dirais, sans jeu de mots, que c'est un nouveau cycle. Serge Lepeltier a longtemps pédalé, y compris parfois dans la semoule, c'est normal, c'est le passage obligé d'une vie politique. En tandem avec Véronique, je veux montrer ma volonté de féminiser la liste que nous conduisons. Véronique pédale, dirige, tient le guidon. Cela me laisse du temps pour justement, expertiser les pistes cyclables, recenser les points noirs et vérifier que la rocade verte correspond aux attentes des vélocipédistes.

Vous avez un projet ambitieux : dessiner de nouvelles frontières à la ville de Bourges ?

Oui c'est vrai. C'est un projet de longue haleine. Mais il correspond à une simplification administrative. Mon expérience à la tête d e l'Agglo me prouve chaque jour que c'est compliqué d'avancer ensemble quand chacun ne va pas à la même vitesse. C'est poruquoi je proposera au cours du mandat qui sera le nôtre, d'absorber les communes de l'Agglo pour qu'elles fassent partie du futur grand Bourges comme il existera le grand Paris. Moins d'élus, moins de frais et une cohésion parfaite entre les territoires qui deviendra LE territoire.

Chanteur, homme politique, philosophie... la lignée des Alain célèbres est longue. Et pourtant, vous gardez une modestie à toute épreuve.

Oui parce que le prénom ne fait pas tout. Pascal aussi était un philosophe, penseur.... Ce qui compte c'est d'aller avec les autres, pour rassembler.

Alain et l'autre donc...

Vous me l'enlevez de la bouche. Cette campagne électorale doit marquer le début d'une solidarité, mais une solidarité surtout envers nous.

Anne-Sophie Telle et Bruno Cibé

Ce serait le diable si nous n'arrivions pas à chiper la mairie de Bourges aux autres prétendants ! A Véronique la mairie et à moi l'Agglo !

Oui, ça saute aux yeux. L'U.D.I que je représente est formée de trois lettres : U.D.I. Maintenant, regardez attentivement, l'autre U.D.I de Pascal Blanc. Vous voyez bien qu'elle est différente. U.D.I n'est pas U.D.I.

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