Le Conseil général du Cher teste la route chauffante

Publié le par LerrybéRit

Le Conseil général du Cher teste la route chauffante

Le test est resté discret mais s'il donne satisfaction, voilà qui pourrait changer la face de l'hiver... pour les automobilistes. Le Conseil général du Cher avait accepté le principe, en 2011, de créer un tronçon de route chauffante contre le verglas et la neige. Ce procédé suédois permet tout simplement de chauffer la route afin d'éviter les vicissitudes hivernales.

Le dispositif, coûteux en investissement et en fonctionnement, ne peut évidemment pas s'appliquer à l'ensemble du réseau national. C'est pourquoi le Conseil général du Cher par l'intermédiaire de son service des routes, a répertorié les tronçons les plus fragiles au verglas. Une fois la carte du département dressée, le Conseil général a classé les zones sensibles selon des critères complexes : températures, vents, altitude, fréquentation, accidentologie etc. Les relevés se sont étalés sur l'ensemble de l'automne et de l'hiver 2012 pour que le Conseil général puisse engager les travaux nécessaires au début de l'année 2013.

Un dispositif discret

Le Département a volontairement refusé de communiquer sur ce sujet et, qui plus est, sur la localisation exacte du tronçon (253 mètres) situé, d'après nos informations, dans le nord du Cher. "Nous voulons tester ce dispositif sans que l'automobiliste qui passe sur la route ne soit au courant afin qu'il ne soit pas influencé indirectement. A partir du 5 janvier, nous allons entrer dans une autre phase d'essai en indiquant le tronçon test" explique Laurent Toutan, responsable de l'expérience au sein du Conseil général du Cher.

Peu disert également sur les premiers résultats, le Département souligne simplement que, pour l'instant, l'expérience est très concluante. La neige est attendue avec beaucoup d'impatience pour tester le système dans une phase maximale, et si possible,d ans une phase de crise.

Pour minimiser les coûts, le Conseil général a reçu des subventions exceptionnelles, notamment du Ministère de la recherche et du développement ainsi que du Ministère de l'équipement. Le principe est simple : deux énormes canalisations sont installées parallèlement sous la chaussée. Ensuite, la structure normale de la route est posée. Seule la texture du bitume diffère, avec un matériau plus poreux, à base d'oxyde de fer, ce qui peut expliquer la légère différence de couleur surtout s'il a plu beaucoup, pour conduire plus facilement la chaleur.

Reliées à un système de chauffage urbain

Les canalisations sont reliées, dans ce cas-là, à un système urbain de chauffage qui alimentent les tuyaux en chaleur, quand c'est nécessaire. Pour augmenter la puissance de la centrale d'énergie, une chaudière aux copeaux de bois a été couplée au système existant. Le Conseil général explique que le dispositif a fonctionné, non pas en jours, mais en terme d'heures. Une alerte répondant là aussi, à des critères bien précis se déclenche et la chauffe est automatiquement mise en route. Les travaux ont coûté, dans leur ensemble, 5 millions d'euros dont 55.000 euros de la part du Conseil général. Ce système peut aussi être installé aux péages des autoroutes. on pense notamment à celui de Saint-Arnoult qui, un jour d'hiver glacial, avait piégé les automobilistes à quelques mètres de la barrière de péage, entièrement gelée.

Etienne Detulorra

Les canalisations sont reliées, dans ce cas-là, à un système urbain de chauffage qui alimentent les tuyaux en chaleur, quand c'est nécessaire.

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