Affaire de la statue Jacques-Coeur : un Berruyer avoue aux policiers, "je lui ai pris la tête"

Publié le par LerrybéRit

Affaire de la statue Jacques-Coeur : un Berruyer  avoue aux policiers, "je lui ai pris la tête"

C'est donc une prise de tête qui a mal tourné, en plein centre-ville de Bourges. LerybeRit.fr vous narrait récemment cet étrange mystère autour de la disparition de la tête de la statue de Jacques-Coeur, sur la place du même nom. Des touristes photographiaient la statue lorsque d'un seul coup, la tête s'est volatilisé.

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La police scientifique qui avait quadrillé le terrain très peu de temps après cette incroyable disparition, n'avait rien laissé filtrer sur les indices qu'elle possédait. Dans la soirée de dimanche, un homme, un Berruyer de 47 ans, a été interpellé à son domicile par la police de Bourges.

Emmené dans les locaux de la police, l'homme aurait reconnu les faits, sans difficulté. Pour l'instant, les causes exactes de cette dégradation de monument ne sont pas connues dans leur intégralité. Le Parquet évoque "une vieille histoire, une dette d'argent qui a mal tourné."

Le Berruyer, habitué à fréquenter les alentours du palais Jacques-Coeur avait déjà provoqué la statue. Une main courante, déposée par des riverains, a été retrouvée au commissariat de Bourges, déposée le 16 juillet 2013 pour outrage et tentative de dégradation. L'homme qui dit ne pas avoir bu au moment des faits était venu emprunter de l'argent au grand argentier qui est resté de marbre, face à cette nouvelle demande.

L'homme se serait alors énervé devant le mutisme de la statue. "Il m'a vraiment pris de haut" a avoué l'auteur des faits aux policiers. De fil en aiguille, la pression est montée. "Et finalement, je lui ai pris la tête" a détaillé l'homme. Il est reparti, furieux, chez lui pour chercher une arme afin de se venger, arme qu'il a pointé, de loin, protégé des regards des passants, sur la tête de la statue. Grâce à un silencieux, personne n'a donc entendu l'impact de la balle explosive qui a littéralement éclaté la tête de la statue.

Le Berruyer en garde-à-vue a été directement transféré à la maison d'arrêt du Bordiot en attendant d'être jugé. Il est mis en examen pour mise en danger d'autrui, destruction de bien public, détention d'arme dangereuse, port prohibé d'arme de dixième catégorie. La police n'avait toujours pas retrouvé le fusil et les munitions que l'homme dit avoir jeté dans le lac d'Auron. Les recherches reprendront demain.

Edmond Nenquette

Le Berruyer, habitué à fréquenter les alentours du palais Jacques-Coeur avait déjà provoqué la statue. Une main courante, déposée par des riverains, a été retrouvée au commissariat de Bourges, déposée le 16 juillet 2013 pour outrage et tentative de dégradation. L'homme qui dit ne pas avoir bu au moment des faits était venu emprunter de l'argent au grand argentier qui est resté de marbre, face à cette nouvelle demande.

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