Des tas de terre verbalisés pour stationnement illégal à Bourges

Publié le par LerrybéRit

Des tas de terre verbalisés pour stationnement illégal à Bourges

C'est sans doute parce que les forces de l'ordre n'ont pas trouvé le pare-brise, dans un premier temps, que les tas de terre déposés sur un parking payant, en bas des pentes de Séraucourt, à Bourges, n'ont pas été verbalisés de suite. Mais depuis que des citoyens berruyers, sensibles au problème du stationnement dans la cité berruyère et réunis au sein du comité local de lutte contre l'insécurité du stationnement, ont soulevé le problème, les tas de terre qui occupent plusieurs places de stationnement font l'objet, chaque jour, d'un P.V d'un montant de 17 euros, pour stationnement illégal.

Pendant les premiers jours, les propriétaires de ces tas de terre, en l'occurence les archéologues chargés des fouilles de la future maison de la culture de Bourges (il n'était pas encore question de la reconstruire à Saint-Amand-Montrond, comme Lerryberit.fr l'a annoncé) s'acquittaient du stationnement : un ticket couvrant la journée entière était coincé sous une pierre de chaque tas de terre, pour chaque place occupée.

Un P.V chaque jour par place occupée

Or, depuis que les fouilles sont terminées, non seulement les tas de terre sont restés en place mais plus personne ne paye leur stationnement qui devient alors totalement illégal. Ainsi, chaque jour, des policiers vont vérifier qu'aucun ticket de stationnement n'est pas glissé sous une pierre de chaque tas de terre et comme ce n'est pas le cas, chaque jour, les tas de terre font l'objet d'un P.V pour chaque emplacement qu'ils occupent.

"Le problème du stationnement à Bourges est récurrent et les P.V tombent pour moins que ça" estime Benoit Papillon, président du comité local de lutte contre l'insécurité du stationnement. "Ou les tas de terre sont retirés pour libérer les places dont les Berruyers ont besoin, ou bien ceux qui ont mis les tas de terre à cet endroit, payent leur droit de place et de stationnement. Logique. Si ces tas de terre étaient des voitures, il y a longtemps qu'elles auraient été retirées de force."

La somme commence à devenir rondelette et, ni la ville, ni les services d'archéologie, ni le Département, ni la Région, et encore moins l'Etat, ne veulent régler l'ardoise qui s'élève aujourd'hui, à plusieurs dizaines de milliers d'euros. Une réunion de conciliation devrait avoir bientôt lieu : la ville de Bourges est disposée à effacer la dette à condition que les tas de terre soit retirés. Problème : pour retirer ces tas de terre, il faut préalablement que la ville de Bourges demande une autorisation, suivie de fouilles préventives. En clair, les tas de terre seront posés sur des places voisines. Le problème risque de durer encore longtemps.

Igor Sakècehouhilpeu

(photo généreusement prêtée par Pour la sauvegarde du centre-ville de Bourges. Voir la page facebook

Le problème du stationnement à Bourges est récurrent et les P.V tombent pour moins que ça" estime Benoit Papillon, président du comité local de lutte contre l'insécurité du stationnement. "Ou les tas de terre sont retirés pour libérer les places dont les Berruyers ont besoin, ou bien ceux qui ont mis les tas de terre à cet endroit, payent leur droit de place et de stationnement. Logique. Si ces tas de terre étaient des voitures, il y a longtemps qu'elles auraient été retirées de force.

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