Faits divers à Saint-Amand: un homme mange son poing et garde l'autre pour demain

Publié le par LerrybéRit

Faits divers à Saint-Amand: un homme mange son poing et garde l'autre pour demain

Consternation et émoi, jeudi après-midi. Un homme d'une quarantaine d'années qui marchait dans le centre de Saint-Amand-Montrond a subitement mangé son poing gauche. La scène s'est déroulé avec une rapidité singulière devant plusieurs témoins qui, choqués, ont d'abord entendu l'homme qui hurlait "j'ai faim". Quelques instants plus tard, il a mangé son poing et a déclaré, calmement, "je garde l'autre pour demain".

Les pompiers de Saint-Amand-Montrond, arrivés rapidement sur les lieux, ont pris en charge cet homme qui, curieusement, avait, malgré ses blessures, un discours élaboré et ne semblait pas souffrir de ses plaies. Selon le capitaine des pompiers qui a pu lui parler, "l'homme m'a juste dit qu'il avait faim, qu'il a mangé son poing et qu'a gardé l'autre pour demain".

Greffe de poing

Transporté à l'hôpital de Saint-Amand, la victime dont le nom ne nous a pas été communiquée, a reçu les premiers soins. Les chirurgiens ont opéré l'homme en urgence et sont parvenus à extraire son poing de son estomac pour le lui greffer et sauver ainsi sa main. A l'heure où nous écrivons ces lignes, la victime se trouve toujours dans le bloc opératoire de l'hôpital de Saint-Amand-Montrond. L'opération, délicate, risque de durer une partie de la nuit.

Cet événement a provoqué une vive émotion à Saint-Amand-Montrond; D'après les premiers éléments d'une rapide enquête, l'homme vit à Saint-Amand depuis au moins vingt ans et travaille dans une entreprise d'Orval. Il avait l'habitude de fréquenter le PMU ainsi que la maison de la presse. "J'avais je n'aurais pensé qu'il puisse manger son poing" explique la patronne de la maison de la presse. "Ce qui a sauvé son autre main c'est qu'il ait décidé de manger son autre poing demain".

Les médecins vont prendre des mesures afin que cet homme ne pise pas en effet manger son autre poing demain, cest-à-dire vendredi. "Nous n'allons réveiller le patient que samedi ou dimanche. Son processus phsychologique sera alors enrayé. Nous espérons qu'ainsi, nous pourrons sauver son autre main" explique le docteur Pardessus, chef du service chirurgie de l'hôpital de Saint-Amand-Montrond. Cet homme était en efet à deux doigts de manger ses deux poings.

Bertrand Carré

"J'avais je n'aurais pensé qu'il puisse manger son poing" explique la patronne de la maison de la presse. "Ce qui a sauvé son autre main c'est qu'il ait décidé de manger son autre poing demain".

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