Irène Félix : "J'ai lu mon livre, vraiment, quelle émotion"

Publié le par LerrybéRit

Irène Félix : "J'ai lu mon livre, vraiment, quelle émotion"

Irène Félix, candidate socialiste à la mairie de Bourges, occupe le terrain depuis plusieurs mois déjà. Elle revient dans la vitrine de l'actualité, à la fois par la politique, et par la littérature avec son livre Rendez-vous avec Bourges. Lerryberit.fr a tenté de joindre Irène Félix, sans y parvenir. Elle n'a pas pu répondre à nos questions.

Après le roi de Bourges, l'Irène d'Avaricum ? La monarchie est pourtant abolie, non ?

La vraie révolution et la seule révolution qui vaille, c'est le Socialisme à la barre de ce grand bateau qu'est Bourges. Nous avons eu un pilote de pédalo pendant 19 ans, il faut maintenant un capitaine qui sache à la fois diriger le navire dans la tempête mais trouver les vents favorables pour glisser sur les eaux de la réussite et du rassemblement. Ce n'est pas le Socialisme qui prend la mer, c'est la mer qui prend le Socialisme. Dès que le vent soufflera, le peuple m'élira. Dès que les vents tourneront, le peuple m'éliront tatatatta...

Votre rencontre avec l'écriture fait prendre à votre campagne une tournure littéraire et disons-le lyrique. Sincèrement, avez vous lu votre livre ?

J'ai lu mon livre, et quelle émotion ! Ce n'est pas seulement un rendez-vous avec Bourges, c'est un rendez-vous avec la littérature. Ou plutôt, la littérature avait rendez-vous avec moi mais elle ne savait pas quand. Maintenant, elle sait que j'existe pour elle et je sais qu'elle existe pour moi. Ce livre n'est pas uniquement un témoignage, un simple merchandising de campagne électorale. Ce n'est pas un vulgaire tract que les gens jettent dans le caniveau de l'oubli. C'est la première pierre de la reconquête de Bourges, dans sa dimension culturelle, dans ce qu'elle a d'intellectuellement pur et de rassurant. A travers ce livre, on sent la chaleur du coin du feu, l'instant de l'écoute, de l'attention, de la lecture. Si je suis élue, nous organiserons des lectures publiques de mon livre à la médiathèque. Et il sera enseigné dans les écoles de Bourges.

Cet ouvrage, meilleure vente à la Fnac de Bourges dans la catégorie livre socialiste, meilleure vente au Cultura de Saint-Doulchard dans la catégorie témoignages, c'est une arme féroce contre l'adversité politique ?

Lire c'est aller de l'avant. Aller de l'avant c'est avancer. Avancer c'est construire. Construire c'est peupler. Peupler c'est multiplier; Multiplier c'est croître. Croître c'est grandir. Et comment grandit-on ? En lisant. Tout se recoupe. Voyez, ce livre n'est pas seulement une arme contre l'adversité politique, c'est le label qui signe une campagne en dehors du champ ordinaire. La vie de Bourges doit s'écrire comme l'on noircit des pages.

Vous êtes contre la reconstruction de la Maison de la Culture place Séraucourt. Selon vous, rien ne sert de Séraucourt, il vaut mieux rénover à point ? Mais l'Etat a tranché : la Macu ira à Saint-Amand.

Faire croire aux Berruyers que l'on peut transporter l'âme de la Maison de la Culture de Bourges d'un point A à un point B, c'est faire croire que tout est factice, du toc, du carton-pâte. La Maison de la Culture de Bourges ne peut être qu'à l'endroit où se trouve la Maison de la Culture de Bourges. Ni à Séraucourt, ni à Saint-Amand, la Macu sera la Macu. Elle n'est la Macu qu'en lieu et place de la Macu. C'est une évidence. Et je vais me battre pour que non seulement, que la MCB ne parte pas à Saint-Amand, mais en plus je vais me battre pour que la MCB reste à la MCB. Car en dehors du coût exponentiel pour les contribuables, imaginez un instant qu'il faudra en plus faire un changement d'adresse auprès de la Poste ! Et ce n'est pas prévu dans le plan de reconstruction. Peut-on faire confiance à une équipe municipale qui déménage la Maison de la Culture et qui ne prévoit pas le formulaire pour le changement d'adresse.

Bourges ville de gauche : depuis 1995, ce n'est pas arrivé. Pensez-vous qu'en 2014...

Ce sera difficile. Difficile car il est d'autant plus difficile de considérer que le P.S fait une politique de gauche. En fait, ce qu'il faut à Bourges, c'est une majorité de gauche qui fait une politique de droite. De cette façon, nous avons les suffrages de la gauche et en même temps ceux de la droite. C'est ce que cette campagne devra montrer : notre capacité à se caméléoniser pour rassembler le plus possible de Berruyers autour de notre étiquette de gauche et de notre politique de droite.

Justement, la droite... à Bourges, elle vient de voler en éclats.

Elle est à l'image, finalement de la Maison de la Culture. Elle pense qu'en faisant quelques mètres, elle changera tout. Mais non. Derrières les candidatures de droite se cachent des candidatures de gauche. Car il est clair que si nous, le P.S, parti de gauche pratiquons une politique de droite, la droite de Bourges cherche à faire une politique de gauche. Nous ne sommes pas dupes. Elle veut tromper l'électorat ainsi. C'est pour cette raison que nous faisons croire qu'étant un parti de gauche, nous faisons une politique de droite, mais déguisée en politique de gauche. Ce qui force la droite qui fait une politique de gauche à la déguiser en politique de droite. Donc, chacun fait la politique de son parti. C'est mieux ainsi. Et les électeurs seront bien gardés.

Quant au P.C.F, vous n'en ferez qu'une bouchée, Irène ?

Le but est qu'il fasse le plus de voix possibles au premier tour pour qu'on puisse les lui prendre au second. Nous aurons le ConseIl général, le mairie de Bourges, nous aurons l'Agglo. J'ai rallié à moi la littérature. Je suis impatiente de mettre en mache mon programme.

Justement, votre programme ?

Lisez mon livre comme je l'ai lu et ma vision de Bourges vaut un programme.

Que lisez-vous en ce moment ?

Pour l'instant, je relis mes tracts de campagne électorale. J'attends juste d'être élue pour pouvoir lire ce dont j'ai envie. J'aurai tout le temps.

Tom Jerry

Ce n'est pas seulement un rendez-vous avec Bourges, c'est un rendez-vous avec la littérature. Ou plutôt, la littérature avait rendez-vous avec moi mais elle ne savait pas quand. Maintenant, elle sait que j'existe pour elle et je sais qu'elle existe pour moi.

Car en dehors du coût exponentiel pour les contribuables, imaginez un instant qu'il faudra en plus faire un changement d'adresse auprès de la Poste ! Et ce n'est pas prévu dans le plan de reconstruction. Peut-on faire confiance à une équipe municipale qui déménage la Maison de la Culture et qui ne prévoit pas le formulaire pour le changement d'adresse.

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