Un maraîcher de Bourges fait pousser des carottes râpées

Publié le par LerrybéRit

Un maraîcher de Bourges fait pousser des carottes râpées

Emile n'est pas peu fier. Dans sa parcelle des marais de Bourges, proche du quai des Echalotes, il a cueilli sa toute première récolte de carottes râpées. A 68 ans, Emile Lanedansunpré, Berruyer d'origine, a toujours cultivé sa parcelle de terre, héritée de son père, célèbre maraîcher, connu sur les marchés de la ville, pour avoir réussi le croisement d'une pomme de terre et d'une robe de chambre, célébrant la célèbre recette de la pomme de terre en robe de chambre.

Les légumes ont toujours fasciné Emile qui s'est mis, il y a plusieurs années, à faire pousser des espèces disparues. Plongeant dans les anciens magazines de Rustica, écumant les archives départementales pour y lire les précieux articles des botanistes du cru, Emile a amassé au cours de sa vie, une somme impressionnante de connaissances légumières.

La nature est surprenante

Après avoir réussi l'exploit de cultiver une betterave qu'il cueille directement cuite et une tomate contenant la vinaigrette, Emile a retrouvé d'anciennes graines de carottes râpées. Après plusieurs tentatives infructueuses (les carottes ont dabord poussé en rondelles), Emile est parvenu enfin à faire aboutir sa première récolte.

L'exploit est d'autant plus surprenant que les carottes qu'ils arrachent de sa terre grasse des marais sont râpées avec une régularité que la nature en devient surprenante. Côté goût, aucune comparaison possible : la carotte râpée d'Emile a un goût plus prononcé qu'une carotte normale râpée soi-même.

Dans la parcelle maraîchère, c'est l'effervescence. La cabane d'Emile ne désemplit plus des copains et voisins curieux qui, flottant mollement sur leurs barques, vont voir de plus près ce que la rumeur maraîchère de Bourges colporte. Pour l'instant, Emile avait cultivé ses carottes râpées avec parcimonie mais devant son succès, il compte étendre sa production.

Il a déjà déposé la marque "carottes râpées des marais de Bourges", trouvé son logo et son emballage. Emile a également déposé son statut d'auto-entrepreneur. Sûr qu'on le croisera bientôt sur les marchés de la ville. "Ne le dites encore à personne, mais je cultive pour le printemps, du persil hâché". Promis, on ne le répétera pas.

Nicolas Lejardinier

Dans la parcelle maraîchère, c'est l'effervescence. La cabane d'Emile ne désemplit plus des copains et voisins curieux qui, flottant mollement sur leurs barques, vont voir de plus près ce que la rumeur maraîchère de Bourges colporte. Pour l'instant, Emile avait cultivé ses carottes râpées avec parcimonie mais devant son succès, il compte étendre sa production.

Commenter cet article