Une usine de préservatifs sur la zone du Moutet de Bourges

Publié le par LerrybéRit

Une usine de préservatifs sur la zone du Moutet de Bourges

Mi-décembre, Alain Tanton, le président de l'Agglo de Bourges, mettait tout le monde en appétit en annonçant l'installation d'une grande entreprise avec plusieurs centaines d'emplois sur la zone industrielle du Moutet, le long de la RN 151. Effet d'annonce électorale ou véritable projet ? Selon les informations de LerrybeRit.fr, c'est une entreprise de fabrication de préservatifs et de gels intimes qui va s'installer à Bourges. Après avoir raté l'implantation d'une usine chinoise de perruques et de postiches, l'Agglo est aujourd'hui sûr de son coup.

Pas question de trouver la réponse officielle dans les couloirs de l'Agglo, ou auprès de la machine à café. "Aucune confirmation" se contente d'expliquer le chargé de communication. Toujours est-il que l'entreprise Luxman, au capital de 130 millions d'euros, va bel et bien ériger une usine de production de préservatifs qui emploiera 269 personnes dans un premier temps. Sous-traitant de la marque Manix, Durex, Condozone, Glyde, et Capoting (une marque commercialisée aux Etats-Unis), la société Luxman n'est pas arrivée à Bouges par hasard.

Sous-traitant de grandes marques

Le propos peut paraître éculé, mais la situation géographique de la Préfecture du Cher, sa proximité avec l'A71 et surtout, sa vie sociale militaire, a convaincu les dirigeants de Luxman de franchir le pas. Car ce que n'a pas dit le président de l'Agglo, c'est que Bourges était en concurrence directe avec deux autres villes : Toulouse et Lille. "Nous avons retourné la position de Bourges dans tous les sens et nous sommes parvenus à cette fin : c'est à Bourges que nous devons conclure", explique James Turpide, un des co-actionnaires de la société, un quinqua aux origines britanniques qui adore la France.

La société Luxman a de nombreuses cordes à son arc, y compris une participation financière dans une filiale sud-américaine qui produit des films érotiques et des spots publicitaires pour des produits... coquins ! Mais Luxman c'est avant tout une surface financière solide, un projet d'emplois qui pourrait atteindre cinq cent postes d'ici à 2017 et de quoi alimenter en marchés, de nombreux sous-traitants. James Trépide est l'archétype de l'homme d'affaires en vogue.

Simple et efficace

"Je suis entré dans le préservatif par la petite porte, dit-il. Comme conditionneur. Je dessinais les packaging pour permettre la vente plus facilement du préservatif. Le côté fun, quoi". Plus tard, l'actionnaire de Luxman comprend très vite que moins le préservatif est cher, plus il se vend. Et que la qualité doit se détacher du prix. "Pour certains, le meilleur préservatif est le plus simple et le plus efficace. Pour d’autres, il faut que le préservatif apporte un vrai plus en terme de plaisir : des perles et des rainures, un lubrifiant chauffant, un gel retardant, des parfums…"

Voilà dessiner en quelques mots, les principaux axes de la future entreprise de Bourges. "Nous adossons à la chaîne de production, un mini-laboratoire chargée d'innover, tant en matière de texture, de confort, que de présentation et de d'application. Nous fabriquerons également des produits annexes comme des gels, des pommades aphrodisiaques. Et surtout, le must, nous aurons un showroom, le plus vaste showroom d'Europe. "Le marché Russe et de l'ensemble des pays de l'Est s'ouvrent facilement à la consommation de préservatifs, avec des impératifs de prix et surtout de résistance au froid" ajoute James Trépide.

Partenariat musical

La société Luxman a également décroché un marché spécifique avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour des millions de préservatifs à bas prix. Luxman a également créé une filiale pour l'enseignement de la pratique des préservatifs dans les lycées. Cette filiale installera également son siège social à Bourges et proposera des sessions pédagogiques pour les établissements scolaires, facs, entreprises etc.

Luxman n'oublie pas les partenariats de proximité : en 2016, l'entreprise devenue berruyère fabriquera, grâce à un partenariat avec le Printemps de la Rochelle et par conséquent, avec les Francofolies de Bourges, des préservatifs aux couleurs de ses deux festivals. Il est même prévu de fabriquer des préservatifs musicaux, uniquement des instruments à vent. "Pour profiter de la musique jusqu'au bout..." sourit largement James Turpide. Aucun doute n'effleure l'Agglo de Bourges. "Il est impossible, murmure-t-on, que ce projet capote."

Des distributeurs dans Bourges

Parce que Luxman s'implante à Bourges, la société a décidé d'installer des distributeurs de préservatifs, là où on lui fera la demande. AU minimum, Luxman envisage l'installation d'au moins cinquante distributeurs, alimentés par leur propre marque. Un gage de bienvenu, en quelque sorte.

Nous adossons à la chaîne de production, un mini-laboratoire chargée d'innover, tant en matière de texture, de confort, que de présentation et de d'application. Nous fabriquerons également des produits annexes comme des gels, des pommades aphrodisiaques. Et surtout, le must, nous aurons un showroom, le plus vaste showroom d'Europe. "Le marché Russe et de l'ensemble des pays de l'Est s'ouvrent facilement à la consommation de préservatifs, avec des impératifs de prix et surtout de résistance au froid

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