Braquage d'une boulangerie à Vierzon : les confessions du cutter

Publié le par LerrybéRit

Braquage d'une boulangerie à Vierzon : les confessions du cutter

C'est un cutter sur le fil du rasoir que Lerryberit.fr a rencontré, dans un café de la ville de Vierzon. La veille, arraché à l'étalage d'un magasin de bricolage, le cutter a senti une main ferme le saisir. Mais très vite, il a compris que les intentions de son propriétaire n'avait rien à voir avec une quelconque envie de bricoler.

"Je me souviens qu'il a marmonné une phrase, genre, je vais me faire la boulangerie, je vais me faire la boulangerie" sanglote le cutter orange dont la lame est intacte. "Un peu plus tard, l'homme m'a sorti de sa poche, et d'un geste brusque, il a fait coulisser la lame. Nous étions à l'intérieur de la boulangerie." Des aveux difficiles pour ce cutter jusque là sans histoire encore sous le choc de ce braquage dans lequel il a été embarqué contre son gré.

Le cutter est choqué

"Je n'ai jamais voulu menacer quelqu'un" se défend-il. "Mais quand vous êtes sous l'emprise d'une poigne aussi ferme, il est difficile de ne pas faire ce que l'on vous demande." Devant la panique de la boulangère, le cutter a tenté de rétracter sa lame mais, tétanisé, il n'a pu qu'assister, impuissant à la scène. "Heureusement que le boulanger est arrivé. J'ai poussé un soupir de soulagement lorsque j'ai senti la panique changer de camp. Il m'a remis dans sa poche et il a couru. A partir de là, je n'ai rien vu d'autres."

En fin d'après-midi, la police met la main sur le braqueur. "J'ai su que tout était fini quand j'ai vu les uniformes de la police." Choqué, le cutter espère reprendre une vie normale et adresse ses excuses pour ce que l'on a fait de lui. Le syndicat des cutters a rappelé que "les cutters ne doivent pas servir d'armes. Chaque année, des centaines de cutters sont détournés de leur utilité première. Un vrai phénomène de société pour lequel rien n'est fait."

Bertrand Champ

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