Une Vierzonnaise grimpe au mât, haut, mais elle panique

Publié le par LerrybéRit

Une Vierzonnaise grimpe au mât, haut, mais elle panique

L'histoire aurait pu se terminer tragiquement. Mais cette Vierzonnaise est saine et sauve. Adeline M., 35 ans, chef opératrice dans une entreprise d'équipementier automobile, parie avec ses collègues qu'elle aura son Charlie-Hebdo le jour de sa sortie en kiosque, mercredi 14 janvier. "Si je perdais mon pari, je devais grimper sur le mât, haut mais sans l'aide de quoi que ce soit, à mains nues. Jusqu'au faîte où flotte le drapeau de l'entreprise." Adline M. court les marchands de journaux de Vierzon et des alentours, sans succès. Quand elle arrive à son entreprise, ses collègues lui rappellent l'objet de son pari... Pas bégueule, Adeline M. s’exécute. Sportive, elle a pratiqué notamment l'escalade quand elle était au lycée, et elle se souvient des rudiments de ce sport dans lequel elle excellait.

C'est ainsi qu'elle commence à escalader. Or, Adeline, sur le mât, omet de prendre conscience que la mât est lisse, laissant vierge toute tentative de prise pour se hisser. Adeline s'y reprend à plusieurs fois mais là, voilà qu'elle commence à grimper le long du mât. Arrivé au milieu, à une quinzaine de mètres de hauteur, elle hésite et, n'écoutant finalement que son orgueil, elle continue sa progression. Sauf que quelques instants plus tard, Adeline est sur son mât, haut, mais elle est victime d'une attaque de panique, elle pourtant qui voulait aller toucher le ciel. Elle se reprend, tente de se calmer. Mais là voilà sur le mât, haut, mais en plus, incertaine de pouvoir tenir la pause longtemps.

Les pompiers à la rescousse

Voyant leur collègue en difficulté et ne possédant aucune échelle assez haute pour grimper jusqu'à elle, l'un des salariés appellent les pompiers tandis que d'autres exhortent la jeune femme à tenir bon, et à s'accrocher à son mât, haut, mais de toute ses forces. Pensant gagner un coin de paradis, c'est en enfer qu'Adeline se retrouve. Heureusement, avec un mental à toute épreuve, elle parvient à reprendre le contrôle d'elle-même et à maintenir sa position statique, le temps que les pompiers la sortent de cette fâcheuse position.

La grande échelle pénètre dans la cour de l'entreprise et quelques manœuvres plus tard, Adeline revient sur terre, sans se départir du sourire qu'elle avait avant d'entamer son parcours. "T'auras quand même réussit à nous flanquer une belle frousse" lui dit un collègue en la prenant dans ses bras. Inutile de préciser que cette mésaventure a fait le tour de l'entreprise et que son écho rend l'histoire encore plus savoureuse. A noter qu'Adeline est restée muette du début de son escalade jusqu'à la fin de son sauvetage. Aucun cri et la caravane passe. Avouez tout de même que ce pari n'était pas très catholique.

Serge Hatté.

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