Après l'affaire Haribo, le blanc sec, le p'tit jaune et le grand noir désormais interdits

Publié le par LerrybéRit

Après l'affaire Haribo, le blanc sec, le p'tit jaune et le grand noir désormais interdits

Après le retrait de bonbons à la réglisse par la marque Haribo que certains clients trouvaient racistes, la Fédération nationale des cafés et des brassaries, a publié une note qu'ont reçu notamment les bistrotiers du département du Cher. Cette note explique que, pour éviter tout problème contraventionnel ou délictuel, il est désormais interdit de demander aux clients s'il désire "un petit jaune", "un grand noir" ou "un blanc sec".

Les bistrotiers doivent désormais demander si les clients désirent "un apéritif anisé", "un grand café sans lait" ou "un Sancerre sec" ou toute autre marque de vin blanc "Je pense que cette note est raisonnable" explique Lucient Duval, patron d'un café dans le Sancerrois. Pour ma part, j'avais déjà changé mon vocabulaire en faisant attention de ne froisser personne."

Rachel Badoit, patronne d'un bistrot de Saint-Amand-Montrond, comprend qu'un nouveau langage doit être adopté. "Moi-même, quand je vais au marché, je ne dis plus, je veux du coeur de Marie, mais cette salade-ci, s'il vous plait." Le Père Huque, curé de la paroisse de Graçay, se souvient avoir écrit un courrier à la Fédération française des pâtissiers pour que cette dernière rebaptise, même sans l'onction de l'église, l'une de ses pâtisseries fétiches, appelée "Pet de nonne".

Une Fée verte contre un p'tit jaune

"Il existe sans aucun doute, dans la langue française et dans l'imagination des hommes et des femmes, des termes qui, mariés entre eux, font place à la poésie plus qu'à la confusion". De même, se souvient, Jean-Pierre Tarte, pâtissier à Bourges, ex-président des Pâtissiers de la région Centre, "nous avions dû renommer notre fameux "gland", d'un autre nom, plus passe-partout car notre pâtisserie se situait à proximité d'une école primaire."

Les bistrotiers ne sont pas les seuls astreints à ce nouveau langage, les clients aussi devront adopter ce vocable qui sera affiché dans les bistrots, brasseries et restaurants, avec les menus. Certains cafés ont même prévu d'en faire des mini-campagnes de publicité, à l'intérieur de leur établissement. "Au lieu d'un p'tit jaune, commander une Fée verte" peut-on déjà lire dans un bar berruyer.

Harry Beau.

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bruno michard 21/01/2014 18:14

Je comprends bien votre point de vue. Moi-même qui suis un ancien jeune non glabre titulaire d'un œil de lynx potentiellement déficient, je suis souvent confronté à une discrimination sans égale chez les non-mercantiles de mon espace urbanisé.